J’ai toujours vu un décalage entre ce que les médias disent de la parentalité d’aujourd’hui et ce que je vois sur le terrain ou dans la vie quotidienne : Ils voient « un excès » de bienveillance destructeur. Je vois de la violence. Verbale. Physique. Envers des enfants de moins de 3 ans.
La Fondation pour l’enfance a publié son rapport sur les violences éducatives ordinaire (VEO) et les résultats sont terribles. Sur 1005 parents interrogés :
32%
Pensent que certains enfants ont besoin de punitions corporelles pour apprendre à bien se comporter
25%
Pensent que la fessée est une méthode efficace pour éduquer un enfant et que la loi devrait permettre l’usage des punitions corporelles dans l’éducation des enfants
84%
des parents ont eu recours à au moins une violence (verbale, psychologique ou physique) au moins une fois au cours des 12 derniers mois
41%
ont eu recours à au moins une violence physique (frapper, secouer, pincer) au moins une fois au cours des 12 derniers mois
Alors il est où le fameux monde des bisounours dont les pseudos experts en éducation parlent tant ? Ils se cognent dessus les bisounours ?
Le but n’est pas de blâmer les parents mais de mettre en avant les faits : non les parents ne doivent pas serrer la vis ou durcir le ton dans une société où les enfants sont soi-disant hermétiques à la frustration.
Les parents ont besoin d’outils pour poser un cadre sans violences.
Les parents ont besoin de vivre dans une société qui les soutient dans leur rôle.
Rien n’a besoin d’être inventé, tout a déjà été dit (cf. Commission des 1000 premiers jours – entre autres)
Quelle personnalité politique aura le courage de se saisir de tout ça ?
